2084 : La fin du monde de Boualem Sansal

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« …la passion de l’extrémisme, en art comme en politique, est désir déguisé de mort » – Milan Kundera

Au commencement, Yöla créa l’Abistan et Abi est son prophète. L’Abistan « né » en 2084 est un tout, Le Tout. La langue qu’on y parle est l’Abistan et chaque Abistanais vit dans le bonheur et la foi : il n’y a aucune question à se poser, Abi par le biais de Yölah a déjà donné toutes les réponses. Mais l’être humain ne peut s’empêcher d’aller au-delà des apparences et Ati, le personnage principal, commence à douter et à découvrir des choses cachées.

2084 : la fin du monde est une dystopie qui par certains aspects rappelle 1984 de George Orwell mais c’ est surtout une critique féroce de l’Islamisme (et de toutes les dérives religieuses autoritaires).

Si 2084 : la fin du monde fait référence à la guerre civile algérienne des années 92 et à ses conséquences si les Islamistes avaient gagné la partie ; il est difficile de ne pas penser au conservatisme qui gagne du terrain un peu partout dans le monde permettant aux croyants rigoristes de toutes les religions de redresser la tête et d’influencer le monde, rarement pour le meilleur : les Evangéliques aux Etats-Unis, l’Eglise Orthodoxe via le Patriarche Kirill en Russie, certains catholiques traditionalistes en France…

2084 : la fin du monde est un phare dans la nuit, il indique le danger. A lire absolument pour rester vigilant !

Editions Folio – 2017 – 336 pages

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